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La normalisation repose sur des organismes reconnus, chargés d’élaborer, d’adopter et de diffuser des normes destinées à être appliquées de manière répétée ou continue. En droit français, l’organisation de la normalisation est régie par le décret n° 2009-697 du 16 juin 2009 relatif à la normalisation, qui demeure le texte de référence.
Les organismes de normalisation interviennent à différents niveaux – national, européen et international – selon une logique de cohérence et de complémentarité. Les normes nationales ont vocation à transposer les normes européennes, elles-mêmes largement alignées sur les normes internationales.
En France, l’organisme national de normalisation est l’AFNOR (Association française de normalisation). L’AFNOR représente la France au sein des organismes européens et internationaux de normalisation et coordonne l’élaboration des normes françaises, notamment sous le label NF.
L’AFNOR intervient sur l’ensemble des domaines de normalisation, à l’exception de certains secteurs spécialisés pour lesquels elle s’appuie sur des structures partenaires ou sectorielles. Elle assure également la publication et la diffusion des normes, ainsi que la participation française aux travaux européens et internationaux.
Depuis plusieurs années, l’AFNOR a intégré ou repris les missions d’organismes historiquement distincts, notamment dans le domaine électrotechnique, ce qui a conduit à une rationalisation du paysage français de la normalisation.
Au niveau européen, la normalisation repose sur trois organismes officiellement reconnus par l’Union européenne :
Ces trois organismes constituent le socle de la normalisation européenne. Les normes qu’ils adoptent ont vocation à être reprises à l’identique par les organismes nationaux, dont l’AFNOR pour la France.
Les anciennes structures transversales telles que les « ICTSB » ou dispositifs spécifiques comme l’ISSS du CEN ont été intégrées dans des cadres de gouvernance plus larges et ne constituent plus, au 1er janvier 2026, des organismes autonomes de référence.
Au niveau international, la normalisation repose principalement sur trois grandes organisations.
Dans le domaine des technologies de l’information et de la communication, la normalisation internationale est assurée par le comité technique conjoint ISO/CEI JTC 1, structure commune à l’ISO et à la CEI, chargée de l’élaboration des normes internationales TIC.
À côté des organismes de normalisation reconnus, certains organismes professionnels élaborent des standards techniques largement utilisés par le marché. C’est notamment le cas de l’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers), dont les standards sont très répandus dans les domaines de l’informatique, des réseaux et de l’électronique.
Ces standards ne constituent pas, en principe, des normes au sens juridique strict. Ils peuvent toutefois être utilisés comme références techniques dans les marchés publics, sous réserve du respect des règles applicables aux spécifications techniques, notamment l’acceptation des solutions équivalentes.
Dans les marchés publics, la référence à des normes ou à des documents émanant d’organismes de normalisation doit s’inscrire dans le cadre du Code de la commande publique, en particulier des dispositions relatives aux spécifications techniques. Le recours à des normes nationales, européennes ou internationales ne doit pas avoir pour effet de restreindre la concurrence et doit, le cas échéant, être assorti de la mention « ou équivalent ».
Les organismes de normalisation jouent ainsi un rôle structurant dans la définition des besoins, sans pour autant se substituer à l’obligation pour l’acheteur de décrire son besoin de manière objective et proportionnée.
Textes
Article L2111-1 du Code de la commande publique (détermination précise du besoin)
Article L2111-2 du Code de la commande publique (définition des prestations par des spécifications techniques)
Articles R2111-1 à R2111-14 du Code de la commande publique (spécifications techniques)
Article R2111-7 du Code de la commande publique (interdiction des références discriminatoires – exigence « ou équivalent »)
Article R2111-8 du Code de la commande publique (formulation des spécifications techniques)
Décret n° 2009-697 du 16 juin 2009 relatif à la normalisation
Directive 2014/24/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 février 2014 relative à la passation des marchés publics
Article 42 de la directive 2014/24/UE (spécifications techniques)
Normalisation – organisme de référence
AFNOR – Organisme national de normalisation.
Code des marchés publics 2004 et 2006 [abrogés].
Instruction sur l’établissement des spécifications techniques pour la fourniture de matériels informatiques du 31 mars 2005 - Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie – Direction des affaires juridiques – Groupe permanent d’étude des marchés d’informatique et de communication – Réf. : 051C0025 (document d’archives).
Communication de la commission au conseil, au parlement européen et au comité économique et social européen - Vers une contribution accrue de la normalisation à l’innovation en Europe - Bruxelles, le 11.3.2008 - COM(2008) 133 final.
Voir également :
spécification, spécification technique, standard, normes, normes européennes, normalisation, règlement technique,
normalisation dans les marchés publics,
MAJ 01/01/26
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